#ellesdéchirent : Les Odieuses

Elena Ferrante s’est pliée à l’exercice de la chronique pendant un an dans le Guardian (j’en parlerai plus amplement ultérieurement tellement ce livre est important pour moi).

Dans l’une d’elle, elle évoque « Les Odieuses », ces femmes qu’on voudrait vilipender, insulter, montrer du doigt, condamner. Elle a décidé que désormais elle se refuserait de dire du mal d’une autre femme.

Chloé Delaume, qui appelle de ses vœux la sororité dans son texte « Mes biens chères sœurs », se refuse d’insulter, de critiquer une autre femme (elle met à part les animaux politiques tels Marine Le Pen ou Eugénie Bastié, qui deviennent des personnes sans genre dont on attaquera les idées réactionnaires, haineuses …). Les femmes ont beaucoup été élevées pour être mises en concurrence les unes les autres, l’ennemi réel (le fonctionnement patriarcal) étant plus difficile à combattre.

Même s’il semble parfois difficile de respecter ce principe, il m’apparaît, en tant que femme,  intéressant d’y réfléchir …

« J’ai un parti pris : je me refuse à dire du mal d’une autre femme, même si celle-ci m’a outrageusement offensée.

cliquer pour écouter

Mais tout bien considéré, je me sens quand même de leur côté. »

Elena Ferrante, Les Odieuses in Chroniques du hasard, Gallimard, 2019

Chroniques du hasard

Vous trouverez les 2 titres cités sur le site de la Bibliothèque numérique : Chloé Delaume et Elena Ferrante

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