#ellesdéchirent : Ruth Bader Ginsburg – Notorious RBG


« Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe, tout ce que je demande à nos frères, c’est qu’ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque » Sarah Grimké

C’est par cette phrase de la militante féministe américaine que s’ouvre le documentaire « RBG » de Betsy West & Julie Cohen, consacré au parcours hors du commun de Ruth Bader Ginsburg. Elle est pratiquement inconnue en France mais aux Etats-Unis, c’est une véritable icône féministe. A 85 ans, Notorious RBG comme l’appellent ses admirateurs, est aujourd’hui la doyenne des juges de la Cour Suprême des Etats-Unis. Pionnière de la défense des droits des femmes et de l’égalité des genres et dernier rempart contre Trump selon certains : c’est ma nouvelle HEROÏNE !

En effet, comment ne pas être impressionné·e par une femme qui a fait ses études de droits à Harvard et Columbia, tout en s’occupant de sa fille bébé et des études de son mari atteint d’un cancer, et qui de surcroit est sortie major de sa promotion ?! Chose incroyable, à la fin de ses études, aucun cabinet d’avocats ne veut l’embaucher parce qu’elle est… une femme. Mais RBG est une femme de caractère et elle décide de se battre. En 1972, elle devient avocate à l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union ; ACLU) et cofonde le Women’s Rights Project : de 1972 à 1978, elle plaidera six cas de discriminations devant la Cour Suprême et en remportera cinq. En 1980, elle est nommée juge à la Cour d’appel des Etats-Unis pour le circuit du district de Columbia par le président Jimmy Carter. Mais la consécration vient en 1993 quand elle est nommée à la Cour Suprême par Bill Clinton : elle est la 2ème femme dans l’histoire des Etats-Unis à occuper ce poste après Sandra Day O’Connor.

Au sein d’une Cour toujours plus à droite au fil des années (et la récente nomination de Kavanaugh par Donald Trump n’arrange rien…), RBG est désormais la juge la plus à gauche alors qu’elle était considérée comme modérée à son arrivée. Progressivement, elle a imposé son style : quand elle est en désaccord avec la décision majoritaire, elle n’hésite pas à émettre un avis dissident, qui est toujours très commenté et relayé sur les réseaux sociaux. En effet, ayant largement participé à l’évolution des moeurs de la société américaine par son travail de lutte pour les droits des femmes, RBG est aujourd’hui considérée comme une icône par la jeune génération qui ne cesse de la célébrer :  » You can’t spell T-H-R-U-T-H without RUTH » (On ne peut pas épeler T-H-R-U-T-H (la vérité) sans RUTH).

Pour conclure, je terminerai par les mots que sa mère lui répétait souvent et que RBG n’a cessé d’appliquer toute sa vie : « Sois une femme, sois indépendante ».

 

Pour aller plus loin :
– « Une femme d’exception » de Mimi Leder : https://www.youtube.com/watch?v=bwzpM98q3hI

 

 

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