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Sandra et John Fante, ou comment se laisser porter par les conseils de ses collègues !

La plus-value des bibliothèques ? j’en vois deux. Ou trois. J’en vois en fait beaucoup, beaucoup plus mais il faut être synthétique et que cet article ne soit pas un fourre tout de toutes les raisons pour lesquelles vous pourriez trouver un intérêt aux bibliothèques.

Donc reformulons la question : la plus-value des bibliothèques pour quelqu’un qui voudrait lire un livre ?

(Note pour plus tard : y’a-t-il un article sur toutes les raisons de venir en bibliothèque qui n’ont AUCUN rapport avec les livres? Sinon, en faire un)

J’en vois donc deux :

Premièrement, vous pouvez faire une crise de boulimie, repartir avec quinze livres en vous disant « J’ai envie de prendre tout ça, je verrai après… »

(si vous avez cette tendance naturelle, je ne saurai que trop vous conseiller d’emprunter des liseuses, des Louiseuses. Certes la sélection est déjà faite, mais en poids vous êtes largement gagnant !)

Deuxièmement, le conseil des GB (Gentils bibliothécaires)

S’il n’est pas là, criez à l’aide.

Les GB sont là pour ça. Une quinzaine de bibliothécaires qui n’ont pas vu les mêmes films, n’ont pas les mêmes goûts, la même sensibilité ou le même humour et donc pas lu les mêmes livres.

Il paraît qu’il y en a même qui ne lisent pas.

le Cri , Edvard Munch
le Cri – Edvard Munch

A nous tous, ce serait bien le diable, voire la vraie loose, que l’on n’arrive pas à vous satisfaire !

Cet été, un jour où j’avais du temps, je suis allée profiter des conseils des GB de la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil et j’y ai emprunté Souvenirs d’un pas grand-chose de Charles Bukowski.

Cet auteur manquait à mes lectures, depuis longtemps. J’ai plongé dans cette autobiographie d’une enfance et une jeunesse plutôt glauques avec délectation, tant le style est prenant. Une famille d’immigrés qui se retrouve dans la misère et le chômage, un jeune paumé, exclu, battu et qui se perd dans l’alcool sans jamais tomber dans le misérabilisme, la victimisation. Le regard cru d’un enfant sur l’injustice de la société dans laquelle il vit.

Un éclairage aussi sur la personnalité de Bukowski tel qu’on le connait.

 

 

 

De retour à Louise Michel, j’ai dit ça à Sandra qui, ni une ni deux, a sauté sur l’occasion… Bukowski… Fante… Autobiographie… et m’a trouvé ma lecture suivante : « Tiens, lis Bandini ».

Svevo Bandini est maçon, immigré Italien dans le Colorado. Sans emploi, il ne peut offrir à sa famille (Maria sa femme et leurs trois fils) ne serait ce que de quoi se nourrir. A défaut d’embauche, Svevo trouve une riche maîtresse. Dans la même veine que la jeunesse de Bukowski, la famille Bandini s’enlise dans les dettes, dans le froid, la maison impayée, les prières de Maria qui ne jure que par Dieu et les écarts et les violences d’un père qui au printemps compte rejoindre le nid, naturellement après avoir vécu chez sa maîtresse. Parmi les trois garçons, on suit de plus près Arturo, écartelé entre l’amour maternel, la colère, la fierté; entre ce que ses parents essaient de lui transmettre et ses propres découvertes des choses de la vie.

Est-ce cette jeunesse tracassée qui a apporté à John Fante son humour fin et décalé, un brin cynique ?

J’ai adoré Bandini. Alors je l’ai dit à Sandra qui d’emblée m’a mis dans les mains Mon chien stupide.

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Autre genre mais style toujours impeccable. Henri Molise est un écrivain pas totalement loupé mais dépassé, en tous cas qui rame sur son dernier roman. Il vit avec Harriett et leurs quatre enfants jeunes adultes dans une maison en forme de Y. Un jour ils découvrent un chien endormi sous la fenêtre. Ce chien un peu particulier et notamment obsédé sexuel va bouleverser la routine de cette famille, les relations des uns aux autres, par sa simple présence et ses réactions… déplacées. Et c’est avec un humour bien particulier que Fante nous emmène dans les tréfonds des envies de Henri Molise, sa nostalgie de Rome, les techniques de sa femme pour obtenir ce qu’elle veut et l’ingratitude de ses quatre enfants.

 

Comme j’ai fini le livre et j’ai dit à Sandra que j’avais adoré, Pierre-Marc qui était à côté nous a conseillé de lire un roman de Dan Fante, le fils de John…

J’étais déjà partie sur autre chose alors ce sera pour plus tard mais quand même: merci les gentils biblio-collègues !

 

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