Chronique jeu vidéo sur Radio Aligre

Edito: L’article qui va suivre est la retranscription de l’émission du 13 novembre 2013 (la vache, ça date!) de Radio Aligre « Ecoute! Il y a un éléphant dans le jardin ». Ne vous étonnez donc pas d’y trouver quelques bizarreries! (Comme si vous n’aviez pas déjà l’habitude.)

Type:Rider / 2013, développé par Ex-Nihilo
http://typerider.arte.tv

Si l’on doit citer deux choses détestables qui représentent le parangon de l’ennui, force est de constater que l’accordéon vient en premier, mais que la typographie n’est pas loin derrière … Pour l’accordéon ça relève du viscéral, un rapport à l’instrument et à l’Humanité qui pousse à partir loin de ces choses. Pour la typo en revanche l’espoir est permis ! Et merci Arte pour ça. Je vous présente Type:Rider, le premier jeu de plateforme fondé sur les règles et l’histoire de la typographie. Malgré ce pitch improbable nous sommes face à une réussite de la plus belle espèce : jouabilité au top, game et level design bien léchés, une ambiance travaillée, le tout servi sur un modèle transmédia qui permet d’apprendre des choses … Que demander de plus ? Ah et si vous venez à bout très vite des niveaux du jeu, vous pourrez créer les vôtres via une appli Facebook (oui ils font ça aussi).

 

The Last of Us / 2013, développé par Naughty Dog
http://www.jeuxvideo.com/jeux/playstation-3-ps3/00042999-the-last-of-us.htm

Au milieu de tous ces jeux tout public, je vais faire une petite entorse et vous parler d’une production classée 18 ans et plus. Mais attention, là c’est un chef d’œuvre, et en plus la thématique principale est le lien entre un père et sa fille.

Naughty Dog, le studio de développement, est connu pour la série Uncharted, relatant les aventures d’un Indiana Jones moderne qui plongent le joueur dans une mécanique très proche du cinéma : musique, montage, cadrage, réalisation. Tout y est. The Last of Us s’inspire de cela (une partie de l’équipe de développement est la même) mais essaie de pousser l’expérience de jeu plus loin encore.
The Last of Us raconte l’histoire de notre monde ravagé par une épidémie, liée à un mystérieux champignon, qui transforme les êtres humains en horribles bêtes assoiffées de sang. Nous incarnons Joël, père de famille d’une trentaine d’années, qui tente de fuir avec sa fille la folie qui l’entoure … Et nous le retrouvons 20 ans plus tard dans un monde qui a basculé.
Le jeu vidéo est un médium encore bien jeune, il manque de théoricien, de critique, de révolutionnaires.  Mais petit à petit, avec des productions telles que celles-ci, il se dote d’un patrimoine, d’une ossature sur laquelle bâtir une culture. The Last of Us est sans doute l’un des jeux qui marqueront le plus les joueurs de notre époque, mais c’est surtout une œuvre capable des mêmes effets qu’un film ou un roman. Un coup de poing à l’estomac qui est capable de plonger le joueur dans la catatonie aussi bien que dans la joie. Et c’est quand même là l’essentiel.

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