Chemins de traverse : Un festival / Trois romans / Un prix

Dans une ville de banlieue pas si loin de Nation, Noisy-le-Grand, a lieu chaque année un super, génial, très chouette festival de théâtre. Moment d’évasion, de rires ou de révolte, le festival des Chemins de traverse est fait pour tout le monde, avec une ligne de programmation très claire: des spectacles différents, des inclassables abordables, qui provoquent l’émotion. Des spectacles dans des grandes salles, ou des petites formes, ou en extérieur.

Et dans ce festival, se niche un prix littéraire, qui nous permet de découvrir des romans sur la même ligne, sélectionnés par les bibliothécaires de la médiathèque Georges Wolinski… des romans qui sortent de l’ordinaire, dans leur forme ou leur fond.

J’ai lu ces trois romans (et je ne vous dirai pas pour lequel j’ai voté!)

Le Coeur à l’aiguille de Claire Gondor aux éditions Buchet Chastel

Leïla coud une robe, tous les soirs dans son appartement de banlieue dans les années 2000. Elle coud chaque soir des lettres de son grand amour Dan, entre elles. Une telle sur l’épaule, une telle sur le genou, celle là sur la poitrine. Dan est parti et Leïla souffre, dans la chaleur, la moiteur de cet été caniculaire. Les moments du quotidien remonte, puis son départ aussi, la distance… le roman se déroule au gré de la confection de cette robe de souvenirs.

 

 

Sigma de Julia Deck aux éditions de Minuit

Dans ce roman d’espionnage, Sigma est une organisation helvétique qui doit lutter contre les œuvres indésirables, aux influences néfastes. Quand une œuvre est repérée comme nuisible, l’organisation la fait entrer dans un musée, où son pouvoir de nuisance décline… Par le biais des échanges entre l’organisation helvétique et ses agents,  le lecteur suit l’avancée de l’enquête, pris entre des protagonistes qui se croisent et s’épient et des espions parfois pas très doués et aux envolées lyriques. Le tout est une farce réussie, j’ai ri en lisant ce roman, et ça c’est rare!

 

 

Mobile Home / Sauver les meubles de Marion Vernoux aux éditions de l’Olivier

Roman autobiographique, où l’auteure tente un retour sur sa vie quelque peu chaotique à l’aube de ses cinquante ans… Texte décousu parfois, convocation de souvenirs heureux ou nostalgiques, regrets et remords autour d’une commode, d’une armoire au gré des déménagements et réaménagements. Rapiéçage de sa vie et de sa famille à travers ce texte, on traverse les époques, les régions, on comprend les doutes et le désarroi de cette réalisatrice de film au succès aléatoire, les naufrages dans l’alcool et la drogue; le tout sur fond de cinéma, les références nombreuses, les rencontres, les partenariats avec les plus grands, l’amour avec Jacques Audiard. Gros coup de cœur et au cœur pour ce roman et cette auteure, agaçante et attachante, bulldozer fragile.

 

Et en plus, ces trois livres sont disponibles sur la bibliothèque numérique de la ville de Paris, et si vous avez du mal à passer les étapes adobeID, etc. déjà on vous comprend et ensuite on vous aide à créer votre compte et télécharger !

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