Optimisme, TOC, poils, fratrie et chatons en veux-tu en voilà….

Voilà un titre prometteur pour vous parler de deux livres jeunesse que j’ai lus récemment, qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre mais qui, au final, m’ont offert de ces moments de lecture plus qu’agréables pendant lesquels on sourit, on pleure, on rit aussi carrément à gorge déployée mais surtout, on aboie sur le premier qui s’aventurerait à nous dire : « Tu veux pas lâcher ton livre cinq minutes? »… Ca sent le vécu, n’est-ce pas?!

Sans plus attendre, je vous confie donc mes p’tits bonheurs de lecture jeunesse mais que je conseille fortement à environ tout le monde entre 12 et 112 ans : côté humour nous avons Mémoires d’une jeune guenon dérangée de Maureen Wingrove alias Diglee, et côté émotion, nous avons Les optimistes meurent en premier de Susin Nielsen. Chacun dans leur style se dévore allègrement!

Avec un peu plus d’entrain que ça…

Avec Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen nous envoie de l’amour, de l’émotion, vachement d’humour aussi, des personnages qui restent un peu avec nous après la dernière page et (le gros point commun avec l’autre livre) PLEIN DE CHATS ! Elle nous raconte l’histoire de Pétula, une ado de 16 ans pas très bien dans sa peau, solitaire, qui a perdu sa petite sœur, qui suit des cours d’art thérapie au bahut, qui souffre de nombreux TOC d’hygiène et d’une peur phobique des catastrophes. Ca commence  bien car j’aime bien les personnages un peu barrés et hors cadre. Elle rencontre assez rapidement celui qu’elle appelle « l’homme bionique » car il a une main artificielle et aussi la fâcheuse tendance à mettre Pétula soit dans l’embarras soit en rage…

Et puis on découvre au fur et à mesure du livre les petits secrets et les grands drames qu’ils cachent ; lui derrière son bagout et ses histoires de cinéma, elle derrière ses bonnets chats qu’elle tricote elle-même. Tout ça dans le décor de la maison de Pétula envahie de 7 à 9 chats recueillis par sa maman un peu paumée, ou alors dans le décor du cours d’art thérapie où les « amis » de nos deux héros sont tous plus timbrés les uns que les autres mais touchants, très touchants aussi…

C’est un livre assez court, avec une très belle plume, à hauteur des adolescents, très fine, très subtile, qui fait passer une large palette d’émotions assez naturellement. J’avais été attirée (comme d’hab’!) par le titre et la couverture mais je ne le regrette pas. Je regrette juste de l’avoir lu trop vite et, comme dirait ma grand-mère, ça laisse un goût de reviens-y!

D’ailleurs je risque aussi d’aller piller les étagères de la bibliothèque à la recherche des autres livres de cette autrice dont mes collègues me disaient déjà le plus grand bien avant, et notamment On est tous faits de molécules et Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère?

Maintenant, changement de style radical pour Le journal intime de Cléopâtre Wellington, Mémoires d’une jeune guenon dérangée.

Diglee est, au départ, une blogueuse et « illustratice, lectrice, féministe » comme elle le dit elle-même et d’ailleurs je vous invite fortement à aller sur son site : diglee.com

Mais Diglee est aussi une très bonne romancière ! Le journal intime de Cléopâtre Wellington n’est pas sans rappeler Le journal intime de Georgia Nicolson de Louise Rennison dont je vous ai déjà bassiné les oreilles à moult reprises je pense car c’est un de mes livres préférés de l’adolescence, avec son style déjanté, ses mots inventés et une héroïne dans l’auto-dérision absolue avec un humour décapant! (On ne l’a pas à Louise Michel mais allez vite le chercher dans d’autres bibliothèques de la ville : suivez le lien!)

Mais ce qui est bien c’est que Diglee revendique ouvertement cette influence donc une fois qu’on le sait, on ne peut pas s’en plaindre, d’autant plus que l’autrice arrive à créer quelque chose de frais, de nouveau quand même ! Cléopâtre nous plaît direct avec ses jambes trop grandes, son amour-propre à ramasser à la petite cuillère, sa sœur vraiment trop mignonne, ses trois chats casse-pieds et opportunistes, sa meilleure amie pour la vie, ses goûts pourris pour les garçons qui ne veulent pas d’elle, ses poils, ses gaffes et son humour ! Ça fait du bien aussi car elle ne veut pas faire comme tout le monde et le passage sur les poils est vraiment savoureux et rafraichissant. Comme c’est écrit comme un journal intime, le style est fluide et totalement addictif !

Cléopâtre est attachante, rebelle sans le vouloir, féministe sur certains points et en même temps elle reste un ado girly, qui joue à la Barbie en secret, qui ne pense presque qu’aux garçons et qui veut plaire. On pourrait croire ce cocktail risqué mais Diglee s’en sort à merveille en dosant tout ça pour nous sortir une Cléopâtre qu’on aurait tous aimé avoir comme amie au collège et qui nous rappelle à nos vieilles angoisses par des fous rires ! Et ça, même si c’est un style qui n’est pas hyper fouillé non plus et que certains critiqueraient, pour moi c’est une lecture en or ! ❤

 

 

Enregistrer

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s