#ellesdéchirent : Kathryn Bigelow

Elle est la seule…

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En 90 années d’oscars, Kathryn Bigelow est le première et seule femme à avoir remporté l’oscar de la meilleure réalisatrice. Pour un film tout petit, sorti maladroitement en salle par un distributeur qui n’y croyait pas trop, avec ses recettes de 17 millions de dollars, comparé à l’ogre « Avatar » qui régnait sur le box office mondial avec ses plus de deux milliards de recettes.

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9 films, deux succès publics (« Point Break » et « Zero Dark Thirty »), beaucoup de lourds échecs (« K19 », avec Harrison Ford) et un film anecdotique (tout le monde a justement oublié « Le Poids de l’eau »), mais une filmographie forte, poignante, dont l’oscarisé « Démineurs », la SF punk de « Strange Days » ou encore le récent tétanisant « Detroit », narrant les émeutes raciales qui ont eu lieu dans la ville en 1967.

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Peu de cinéastes peuvent se targuer de faire du cinéma coup de poing comme Bigelow. Depuis « Les morsures de l’aube » jusqu’au récent « Detroit », la réalisatrice semble ne jamais reculer devant un sujet, aucun tabou, quitte à parfois choquer, en choisissant de montrer la torture qui a permis la capture de Ben Laden (nié pour les uns, d’autres accusèrent la cinéaste d’en faire l’apologie), ou en évoquant un drame racial de façon controversée.

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Reste un regard fort, celui d’une cinéaste qui observe l’humain broyé par le mécanisme qu’il a servi à mettre en place. L’addiction au virtuel du dealer de rêve de « Strange Days », les hommes de « K19 » enfermés dans ce sous-marin qui les tue à petit feu, l’héroïne de « Zero Dark Thirty » brisée par son enquête qui la pousse à justifier le pire ou encore le démineur du film éponyme qui ne parvient pas à « décrocher » de son monde de cauchemar. De fait, l’héroïsme chez Bigelow est faux, ou du moins entaché, jamais tout à fait intègre. On retrouve cela dans ses premières œuvres, avec le flic de « Point Break », qui ne parvient pas à condamner les actions des criminels qu’il a infiltrés ou l’héroïne de « Blue Steel » qui se retrouve séduite par le psychopathe qu’elle cherche à démasquer…

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Kathryn Bigelow est une figure emblématique à Hollywood, celle d’une femme forte qui n’a pas peur de chercher le sujet qui fâche, de donner à ses personnages des zones d’ombres, ce qui leur offre de la nuance, du réalisme. Une cinéaste qui a largement, à sa manière, changé la donne à Hollywood.

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