#ellesdéchirent : Ching Shih

Quand on s’est dit qu’on allait parler de femmes dont la badassitude vous saute à la gorge, un nom m’est directement venu à l’esprit : Ching Shih.

Aussi appelée, histoire de situer proprement le personnage « la terreur des mers du sud ». En toute simplicité.

Vous l’avez deviné, nous n’allons pas aborder le personnage le plus paisible qui soit.

On ne sait pas grand chose de sa jeunesse, si ce n’est qu’elle naît vers la fin du 18ème siècle et que les premières traces qu’on retrouve d’elle la situent comme étant une jeune prostituée cantonaise, achetée ou kidnapée par un pirate chinois.

Ça vous semble évident si vous avez croisé une demi-seconde son regard sur la photo ci-dessus (ou celui de son sabre, certes) mais la dame avait d’autres ambitions que celle de « femme de » et, rapidement, elle en vient à superviser une partie de la flotte de son époux. Avant, tout simplement, de prendre l’intégralité du contrôle de celle-ci, à la mort de son cher et tendre quelques années plus tard.

Vous imaginez que la dame commande quelques bateaux vivant de rapines et de maraudes sur de pauvres embarcadères commerciaux ? On parle en fait d’une armada de 400 bateaux, avec sous ses ordres entre 20 000 et 40 000 hommes. En fait, sa domination sur les eaux de la mer de chine est tellement absolue qu’elle écrase la marine du gouvernement chinois dès que celui-ci fait mine de vouloir l’arrêter.

Aussi, et parce qu’être « simplement » une des plus grandes pirates de tous les temps n’est pas assez, elle fait régner parmi ses équipages une discipline de fer, interdisant tout viol et abus sur les prisonnières capturées, sous peine, en toute simplicité, de décapitation dans l’heure. Vous imaginez bien que faire régner ce genre de discipline dans une flotte de dizaines de milliers de pirates nécessite un peu d’autorité. Elle en a.

Imbattable en mer, le gouvernement Chinois finit par prendre la seule décision qui s’impose (qu’elle lui impose, en fait) : il l’amnistie de tous ses crimes, l’autorise à garder son butin, et elle finit sa vie en se payant le luxe de mourir de vieillesse, baignant dans l’opulence.

Est-ce que c’était une bonne personne ? Probablement pas. Est-ce qu’elle vous aurait coupé en deux dans le sens de la largueur si vous le lui en aviez fait le reproche ? Sans doute. Est-ce qu’elle illustre parfaitement que les femmes ne sont pas là pour se faire emmerder ? Clairement.

Bref, la prochaine fois que vous entendez parler d’un pirate héroïque et que vous vous rendez compte que le pauvre hère a commandé trois bateaux et demi et qu’il est mort pendu un an après pour s’être fait tomber dessus par deux mercenaires l’ayant trouvé ivre mort dans une taverne, souvenez-vous de Ching Shih, « la terreur des mers du sud ».

 

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