#Avent 2018- jour 26 : l’année Barbara

Disparue il y a vingt ans, beaucoup d’évènements se sont organisés  autour de notre longue dame brune à la voix si particulière, aux textes poignants, poétiques et inoubliables.
Une exposition fabuleuse à la Cité de la musique Philarmonie de Paris retrace son parcours, et ce  jusqu’au 28 janvier, courrez- y ! Bourrée d’images d’archive, de photos d’enregistrement sonore, et même ses costumes de scène, vous aurez l’impression d’avoir passé un moment avec elle : un moment poignant comme ses textes, gracieux comme ses gestes, on y apprend beaucoup sur celle qui consacra sa vie à son art, travailleuse acharnée, méticuleuse et généreuse, ses concerts en prison et son combat auprès des malades du sida, à un moment où personne n’en parlait. L’endroit est superbe, la scénographie parfaite et tellement fidèle à Barbara.

Il y a aussi ce joli roman Barbara, signé Julie Bonnie, qui lui rend hommage avec beaucoup de grâce et de pudeur. Collée aux premiers pas de la diva, l’auteur s’attache à raconter comment Monique devint Barbara.

« Mes chansons elles naissent avec la vie (…) c’est uniquement des choses que j’ai vécue, qu’on a tous vécues. »

Et puis, il y a Barbara,  le superbe film de Mathieu Amalric, qui n’est pas un vrai biopic, ce qui fait justement tout son charme. Quel joli tour de passe passe : imaginer un film dans le film, afin d’échapper aux poncifs du genre, et éviter tous les clichés. Une actrice se prépare à tourner un film sur Barbara,

s’is’imprègne du personnage fantasque et grave jusqu’à lui ressembler de façon troublante.

Mathieu Amalric signe une œuvre qui excelle pour sa lumière, son montage, les finesses du scénario, les images d’archive, et dépasse son sujet pour parler de la Création.

Enfin, le film et son actrice, Jeanne Balibar, extraordinaire en diva parfois colérique et d’une grâce infinie, rendent un hommage délicat, subtil et fidèle à Barbara, sans rien dévoiler des mystères qui l’entourent; creusant du côté des malles à trésors, inépuisables, remplies de costumes de plumes et de noir scintillant, d’étoffes à paillettes, de piano et de cabaret.

On pense au fabuleux « Molière » d’Ariane Mnouchkine.

Superbe !

« Qu’on ne m’ordonne pas,

je suis reine en mon île

Je suis femme en mon lit,

je suis folle en vos villes

Et j’ai choisi mes hommes

J’ai bâti mes empires

Au diable la raison

Et vive mes délires. « 

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