Street art, déclinaison féminine

Les plus fidèles d’entre vous l’ont déjà remarqué : à Louise Michel, on aime bien le street art. Continuons donc sur notre lancée de découvertes de beaux documentaires qui traitent du sujet, sous un angle touristique, ou comme ici, plutôt artistique.

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Avec de vrais morceaux de street art dedans 😉

Des artistes oui, mais avec un point commun : ce sont des femmes, dans un milieu où leur place est encore minoritaire. « Street art au féminin » est un documentaire qui met enfin en lumière des artistes complètes, de tous les pays, aux œuvres foisonnantes et remarquables.

Dévoré en 2 soirées, voilà quelques-unes de mes street artistes préférées :

—Miss Van—street art au féminin, xavier tapies, miss van

 

Vanessa Bensimon, alias Miss Van, est une graffeuse toulousaine.
Miss Van dessine des « poupées », jeunes femmes aguicheuses et sensuelles, certaines portant des masques, d’autres reprenant les codes du burlesque.
Détail intéressant à noter, certains de ses personnages ont les yeux fermés, ce qui correspond à une période de sa vie où l’artiste, traversant une période personnelle difficile, n’arrivait plus à dessiner les yeux de ses célèbres modèles : « Mes personnages ont eu les yeux fermés pendant deux ou trois ans car je n’arrivais plus à les représenter autrement », explique l’artiste. « Ça a été une période d’introspection vraiment intense. Pour moi, le regard avait toujours eu beaucoup d’importance et en fermant les yeux de mes personnages, j’avais l’impression qu’on pouvait vraiment entrer à l’intérieur de leur âme. Pendant cette période, mon travail est devenu plus sombre et douloureux. » (Merci Streetartavenue.)

J’aime beaucoup cette artiste pour l’image très libre et affirmée qu’elle propose de ses créatures, fortes et mutines, aux corps qui ne sont pas enfermés dans des standards mais pourtant très séduisantes.

—Yu Baba—

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Les personnages de Yu Baba

Yu-Baba est une artiste biélorusse, dont le travail consiste à illustrer des thèmes oniriques liés au folklore ou à la magie… « Elle représente des femmes mystérieuses et pensives entourées de chiens aux abois ou de monstres« .

Son travail qui me fait penser à l’artiste Audrey Spyri est plein de couleurs saturées mais harmonieusement pensées, et même si je n’ai jamais croisé son travail « en vrai » (ses fresques se trouvent surtout aux États-Unis), ce que j’ai croisé dans le livre m’a donné envie d’acheter un aller-retour pour New York illico !:)

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Yu Baba

—Bambi—

C’est aussi dans ce documentaire que j’ai découvert le travail de Bambi, qui dans sa façon de travailler le pochoir, rappelle naturellement le travail de Banksy.
Bambi est tout aussi attachée à son anonymat que l’est Banksy, car pour elle, « la sécurité et la liberté de création » sont très importants, et possibles seulement dans la mesure où elle reste anonyme.
Pour autant, son talent est tout à fait reconnu dans le milieu artistique, au point que plusieurs célébrités (dont Brad Pitt ou Cara Delevingne) possèdent certaines de ses œuvres !
Voilà pour le point gossip ! 🙂

On peut admirer son travail à Londres, parfois protégé par des plaques de verre, preuve s’il en est de son statut particulier de « star » du street art !

Et si ça vous dit, vous pouvez même vous offrir une de ses œuvres, en cliquant ici :

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Bambi en action !

Et pour finir, j’avais envie de vous parler d’une artiste qui n’est pas présentée dans ce documentaire, et qui mériterait pourtant d’y être.

Les parisiens et a fortiori ceux qui habitent dans le 20ème arrondissement la connaissent bien, puisque c’est ici qu’elle vit depuis 15 ans…
Il s’agit de :

— Kashink —

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Kashink

Vous avez forcément déjà croisé ses personnages colorés d’inspiration mexicaine, squelettes, femmes et hommes qui sont dotés de plusieurs paires d’yeux :

kashink, street art paris, street art féminin, street art femmesStreet artiste engagée, notamment sur les question d’identité sexuelle et d’égalité des droits hommes/femmes, elle a créé en 2012 au moment des premières manifestations contre le mariage pour tous, des fresques de gâteaux de mariage gay.

Elle parle aussi de « Funtivism » (contraction de fun et activisme) pour qualifier son travail. Et si vous vous demandez pourquoi Kashink porte une moustache, voilà sa réponse, aussi intelligente que savoureuse : « Aujourd’hui, deux traits symétriques au niveau des sourcils ou au niveau des paupières, c’est complètement acquis. Ce sont des codes de maquillage traditionnels dans notre société. Ces mêmes deux traits -donc le même mouvement- deviennent autre chose sur une autre partie du visage. Je trouve ça drôle de détourner des codes de maquillage qui existent déjà et d’en faire autre chose. À l’encontre de ce l’on attendrait d’une femme pour qu’elle soit jolie. »
kashink, street art paris, street art féminin, street art femmesJ’espère vous avoir donné envie de découvrir le travail de nouvelles artistes qui proposent un street art créatif et ambitieux dans ce livre que je vous recommande chaudement, à emprunter à la bibliothèque !

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