Musiques de rupture (1/2)

Quentin a insisté pour qu’on mette cette photo !

Vous devez vous demander pourquoi nous écrivons un article sur les musiques de rupture. Alors, rassurez-vous tout de suite (même si vous êtes peut-être très calmes) cela n’annonce rien de grave au sein de l’équipe ! Cette idée saugrenue vient surtout d’un soir où nous avons mis une musique de sortie à la bibliothèque et qu’on s’est mis à avoir un débat enflammé sur les musiques qu’on écoutait quand on se faisait larguer ou quand on larguait… Et on s’est rendus compte qu’il y avait plus ou moins deux écoles (ne parlons pas de la troisième école qui consiste à ne jamais s’être fait larguer et qui est un chouïa crispante).

La première école veut vraiment toucher le fond, manger toute la crème glacée qui traîne, regarder des films guimauves et, pour résumer, « chialer comme un veau », comme dirait Céline 😉 .

La deuxième école est pleine de frustration, de colère, de haine de l’autre et de hargne. En résumé, ils veulent tout casser et ils ont la rage !

Nous avons donc fait un sondage auprès des collègues, en remarquant nettement ceux qui avaient plus l’habitude de se faire larguer que d’autres, mais nous ne citerons aucun nom ! Et ces deux écoles se confirment au niveau des choix de musique ; vous allez donc avoir la chance d’écouter les musiques de rupture de l’équipe de la bibliothèque Louise Michel (et ça c’est quand même un truc de fou qui n’est pas donné à tout le monde) !

On va commencer par la playlist Pot de glace-canapé-couette-mouchoirs ! (Pour la playlist énervée il faudra maîtriser votre trop grande impatience, nous reviendrons très bientôt)…Et en avant pour la chougne, donc !

Coldplay, don’t panicC’est dans le titre : ne panique pas, tout va bien se passer. Et en plus, on va te répéter pendant 3 minutes qu’on vit dans un « Beautiful World ». Tout va bien se passer. Ventile.

U2, With or without youJe suis sûr que vous nous avez vu venir avec celle-ci. La chanson pour se faire encore un peu plus mal, en chantonnant tristement son « I can’t live
with or without you ». Parce que le bonheur, c’est définitivement beaucoup trop mainstream.

Céline Dion, All by myself. « Vous reprendrez bien un peu de désespoir dans votre dépression, hein ? » Et en plus, ça ne sert à rien d’appeler au téléphone, personne ne répond. La chanson par excellence pour faire sortir toutes vos lacrymales. (Et peut être faire appeler la police à vos voisins si vous vous lancez dans un solo sous la douche).

Kyo, Dernière dansePour les derniers ados à franges d’entre nous, ceux qui veulent goûter chaque goutte d’ombre et d’indifférence. Probablement en headbangant, seul, tristement, dans une cave.

Gun’s n roses, Don’t cry. Ok : Faire une playlist de la chiale et mettre une chanson dedans qui intime de ne pas pleurer, ça pourrait être vu comme de la provocation. On pourra toujours se rassurer en se disant que son nouveau statut de célibataire signifie qu’on est maintenant disponible pour Axl Rose (si possible celui de 87).

Leonard Cohen, So long marianneLa chanson de remontée de pente, celle où l’on s’est arraché cent fois le cœur, mais où on décide quand même d’apprendre à en rire. Entre deux trémolos, certes, mais c’est déjà ça.

Renaud, Manu. Parce qu’avant d’embrasser des flics, il savait quand même sacrément bien parler à tous nos cœurs d’artichaut. Et nous empêcher de pleurer dans nos bières, ce qui est quand même doublement atroce.

Brel, Ne me quitte pasUne des plus belles suppliques de toute la chanson française. Et si l’on ne se laisse pas aspirer par la poésie des paroles, la voix pleine d’émotion et l’atmosphère de recueillement qui s’en dégage, j’ai peur que cette playlist ne puisse plus rien pour vous. (Et vous êtes probablement un robot en train de truander notre google analytics, accessoirement).

Hooverphonics, Mad about youLa chanson absolue de la rupture intranquille et de la passion dévorante. Celle où l’on a accroché le portrait du nouvel amour de son ex sur son jeu de fléchettes et imprimé sa photo de profil Facebook sur son oreiller. (Conseil subtil : Ne faites pas ça.).

Et voilà pour la première partie de cet article, en espérant qu’il vous reste assez de joie de vivre pour la seconde, qui sera elle aussi dédiée aux musiques qui vous aident à vous en remettre. Cependant, ce ne sera plus en tirant chaque larme de votre corps, mais de préférence en détruisant des objets et en hurlant votre colère. Courage.

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4 réflexions au sujet de « Musiques de rupture (1/2) »

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