Kate Morton

Kate Morton est ma petite bulle de bonheur.

Les romans de Kate Morton sont parfois inégaux, toujours plein de secrets de famille, et d’intrigues à tiroir, c’est pour ça qu’elle est devenue mon Amélie Nothomb à moi, ma petite douceur littéraire dont je n’imagine pas rater un seul opus !
Kate MortonTout a commencé avec Les heures lointaines, et comme Obélix, une fois tombée dans la potion magique, je n’ai eu de cesse d’en réclamer, encore et encore !

Kate Morton a ceci de magique qu’elle tisse une atmosphère à la fois nostalgique et très visuelle au cœur d’une campagne anglaise où les vieilles maisons portent en elles des secrets enfouis par les hommes, d’immenses jardins qui de leur période d’opulence ont tout perdu, revenant à une vie sauvage tout en métaphore sur la destinée de ses anciens propriétaires…
Kate Morton

Ses récits fonctionnent sur un schéma diablement efficace : multipliant les allers-retours entre un évènement passé, et mystérieux, que le lecteur devra identifier à la manière d’un thriller, et le Royaume-Uni de nos jours où une héroïne contemporaine se trouvera mêlée à tout ça, Kate Morton imbrique passé et présent pour mieux appâter ses lecteurs et les laisser mariner sur la piste du secret de famille.

Car sachez-le : si vous êtes friands du secret de famille bien enfoui dans les mémoires, celui qui peut s’interpréter de mille façons différentes tant il semble opaque, et qui fait autant de dégâts qu’une bombe, vous allez être servis !

Pour autant, l’autrice ne travaille pas sur un aspect « glauque » ou noir du secret de famille, mais plutôt sur l’aspect traumatique et psychologique de ce qui semble être un bon choix au moment M, et qui se révèle catastrophique au fil des ans, rongeant la mémoire des familles et infusant son venin des décennies plus tard.

L'enfant du lac, kate mortonDans son dernier titre, L’enfant du lac, elle créé d’emblée un couple mythique, sur lequel s’appuiera toute l’histoire, couple d’autant plus crédible qu’il n’échappera pas aux tourments de l’époque : première guerre mondiale, éloignement, jalousie, solitude, doutes… Un portrait réaliste et qui gagne en épaisseur car les deux personnages, Eleanor et Anthony, nous sont dépeints par leurs enfants ou leur belle-mère, et chacun propose, bien sûr, SA version de l’histoire. Où l’on croit connaître quelqu’un, mais où l’on ne perçoit qu’un petit morceau de la réalité…

S’il fallait trouver un défaut à l’écriture de Kate Morton, histoire d’être tout à fait impartial(e), je dirais que ses dialogues gagneraient à être un peu dépouillés de ces parfois répétitifs « ma chérie », « mon cœur », et autres injonctions pseudo-affectives un peu agaçantes à la longue. Et qui sont un peu « lourdes » pour imager l’affection qui lie deux personnages.
Et ne vous attachez pas trop aux couvertures non plus, parfois beaucoup trop « fleurs bleues » !

Mais pour moi, là s’arrêtent les critiques : Kate Morton est une autrice dont je fais durer le plaisir de savourer chaque nouveau titre à la manière de la petite douceur qu’on se réserve pour la fin. Vous savez, comme quand gamin, on mangeait d’abord les petits pois pour mieux apprécier les frites, le « meilleur pour la fin » ?

Kate Morton c’est ça ! Une conteuse qui joue avec talent sur plusieurs tableaux : saga familiale, thriller, roman historique… Et que dire de cette campagne anglaise incroyable qui donne envie de prendre l’avion illico ?

Vous pouvez d’ailleurs les retrouver à la bibliothèque :

Les brumes de Riverton
Le jardin des secrets
Les heures lointaines

La scène des souvenirs
L’enfant du lac

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