Les livres qui rendent heureux

On les appelle les « feel good books« , dans la même veine que les « feel good movies« .
On pourrait à tort penser que ce sont des livres qui se terminent forcément bien.

Pour moi, un feel good book, c’est un livre qui « rend heureux ». Et la définition est suffisamment vaste pour y englober une belle palette de romans. (Aujourd’hui, on se limitera aux romans.)
giphySur l’idée d’une lectrice du Café de Louise, nous avons donc proposé à nos lecteurs de venir, ce samedi 7 Janvier, avec leurs coups de cœur littéraires qui font la part belle à la drôlerie. Mais pas que !
Ces romans qui se dévorent comme un bonbon pétillant, acide et sucré à al fois, ces romans loufoques et déjantés qui font ricaner, ces romans un peu noirs où l’on rit jaune, et même certains classiques qu’on relit avec toujours autant de plaisir : le feel good book a bien des visages, et grâce à nos lecteurs, en voilà une petite sélection :

l'empreinte de toute chose, elizabeth gilbertL’empreinte de toute chose, d’Elizabeth Gilbert.

Contrairement aux apparences, ce livre n’a rien de la chick lit et ne vous proposera pas de mièvre histoire d’amour.
Faites plutôt la connaissance d’Alma Whittaker, anti-héroïne pas très belle, née au XIXème siècle, à une époque où l’on ne se souciait pas de l’instruction des femmes.
Alma va pourtant devenir une botaniste inégalée, et l’auteure réussit même le tour de force de passionner son lectorat avec des histoires de mousse. Oui, oui, la mousse qu’on trouve en forêt, vous avez bien compris.
Une ode à la joie et à la résilience des femmes : voilà comment le présente son auteure, Elizabeth Gilbert.
Et c’est bien vrai qu’Alma est féministe avant l’heure, que son personnage tout en nuances et sa complexité sont celles d’une amie qu’on aimerait ne pas avoir perdue de vue. C’est indéniablement un coup de cœur, en ce qu’il donne à voir du parcours de vie d’une jeune femme courageuse et pleine de ressources, y compris face aux épreuves qui vont nécessairement se poser à elle.
Retrouvez-le à la bibliothèque.

jourde et naulleauLe Jourde & Naulleau : précis de littérature du XXIe siècle.

Voilà un pastiche du Lagarde & Michard façon « langue de vipère ».

Approximation, décontextualisation, moquerie, démontage, insinuation, contournement, détournement, lourdeur, légèreté, dédain, férocité, subtilité, farce, tous les moyens sont bons pour Pierre Jourde et Eric Naulleau « dans leur entreprise de nuisance littéraire ».

Et ce sont les auteurs encensés d’aujourd’hui qui en prennent pour leur grade : Christine Angot, Patrick Besson, Anna Gavalda, Marc Lévy ont les oreilles qui sifflent, et il faut bien reconnaître que c’est drôle.

Gary Shteyngart
Voilà un auteur qui est revenu de nombreuses fois dans les suggestions des lecteurs du Café de Louise…
Il le dit lui-même, à propos de ses mémoires d’un bon à rien : « Quand j’étais petit, comme j’étais souvent malade avec le nez qui coule (encore aujourd’hui), mon père m’appelait “sopliak” – morveux. Ma mère, elle, avait développé une fusion intéressante entre l’anglais et le russe. Au mot anglais “failure” [« échec »], elle ajoutait un diminutif tendre, comme seule une mère juive soviétique peut le faire. Du coup, mon vrai sobriquet, c’est “Failiouchka”, “Little Failure”. » Bon à rien.
A découvrir à la bibliothèque !

dans les prairies étoilées, marie-sabine rogerDans les prairies étoilées, de Marie-Sabine Roger.

Un roman tout en finesse, profondément humain et d’une incroyable justesse, qui aborde avec vivacité divers thèmes tels que la mort, l’amour, l’amitié, la création mais aussi les liens qui peuvent exister entre l’auteur, son personnage et le lecteur.
L’écriture, quant à elle, est riche, percutante, drôle et sincère.

Clara en parle très bien sur son blog: une fois de plus Marie-Sabine Roger fait mouche sur toute la ligne avec sa bienveillance,  son humanité , son humour et sa sensibilité…

A lire dès maintenant !

Les chroniques de san FranciscoLes chroniques de San Francisco, d’Armistead Maupin

J’aurai adoré, mais alors adoré, habiter San Francisco et être abonnée au San Francisco Chronicle en 1976 et découvrir chaque jour les aventures du « 28 Barbary Lane ». Devant le succès de ce feuilleton où Armistead Maupin renoue avec cette tradition du XIXe siècle, elles vont être compilées dans 6 romans qui connaissent eux aussi, assez rapidement un succès mondial. Dans cette saga, on croise une tribu joyeuse, éclectique : Mary Anne fraichement débarquée de Cleveland, Brian coureur de jupons insatiable, Michael en recherche perpétuelle d’un sens à sa vie et de l’Amour, Mona rédactrice publicitaire mystérieuse. Tous sont les locataires de Mme Madrigal, logeuse loufoque, pittoresque et experte en culture de marijuana. Ce roman « chorale », véritable « comédie humaine » contemporaine nous plonge dans le San Francisco de la fin des seventies où souffle un vent de révolte et de liberté, avec humour et fantaisie.
A lire et relire !


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