Et c’était 2016…

2016

Faire des tops, c’est ma grande passion !

Mais faire le bilan de l’année 2016, c’est surtout faire le bilan de toutes les choses qui sont dans les bilans des autres et qu’on a raté… Et ça fait mal…

Je n’ai donc pas vu Mademoiselle, The Strangers, Toni Erdmann, Paterson ou The Assassin. J’ai manqué les diffusions de Westworld, This is Us, The Night Manager ou Baskets. Je n’ai pas joué à Firewatch, Dishonored 2, Oxenfree, The Last Guardian ou encore Darkest Dungeon. Je n’ai pas lu Petit Pays, The Girls, Métaquine, Une histoire Naturelle des Dragons ou encore les BD Juliette, Descender ou Shangri-La. Et si c’est à portée d’écoute, j’ai encore raté ma chance de poser mes oreilles sur les derniers Leonard Cohen et Justice. Et ce ne sont que les oeuvres qui me viennent en tête à l’heure où j’écris ce texte, bien avant que tout un tas de collègues bibliothécaires, lecteurs et amis viennent me dire « et ça, tu l’as fait? » ou « et tu as vu ça? » et le dramatique « Il faut complètement lire (placer le titre d’un livre majeur) sinon ta vie n’a pas de sens »…

Bref, ne reste de 2016 que la subjectivité d’une approche limitée au temps. Le temps qu’on prend à découvrir des choses nouvelles au milieu des millions de rattrapages qui surviendront évidemment. Je pourrais bien vous parler de ma lecture de la biographie de Bruce Springsteen, des écoutes qui s’en sont suivies. Je pourrais vous parler de mes heures passées sur Bloodborne, jeu parfait de 2015 qui était mon grand rattrapage…

Bon, vous avez saisi, le top de 2016 est un work in progress permanent, une course contre la montre pour mieux apprécier en temps les œuvres du moment. C’est un effort vain, sûrement, mais auquel je m’efforce de répondre. Pourquoi? Parce que chacune des œuvres que j’ai choisies a apporté sa pierre à l’édifice qu’était MON année 2016. La nostalgie du présent, si vous préférez, narcissiquement parlant.

Et donc voici 20 œuvres, 20 moments privilégiés avec des artistes, qui ont fait mon année 2016.

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20- L’apocalypse selon Magda de Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel

Voilà une BD que je n’attendais pas. Comptant la dernière année de Magda,14 ans, alors que la fin du monde est annoncée, le récit nous plonge dans une apocalypse programmée, avec une déconstruction de l’intime qui reflète magistralement le désastre collectif. Magda décide de vivre plutôt que d’attendre la mort… Un récit poignant, dur, qui n’ignore aucune horreur mais qui garde une belle place pour les détails touchants. Fort.

19- Kubo et l’armure Magique de Travis Knight

Les studios Leica proposent généralement parmi les meilleurs films d’animations, du grand spectacle d’autant plus génial qu’il s’agit encore et toujours d’un travail d’orfèvre, puisque le tout est tourné en Stop-Motion, image par image, mouvement par mouvement. Le talent de Leica, ici, c’est de pousser le vice à aller raconter une histoire réellement gigantesque, et d’employer pour ce faire l’art de Kubo: animer grâce à une guitare magique des feuilles de papier qui en origami deviennent guerriers, oiseaux et autres merveilles. Le film est épique, touchant, fort, et surtout beau à pleurer. Une nouvelle réussite!

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18-  Harry Potter et l’enfant Maudit de Jack Thorne et John Tiffany, d’après JK Rowling

Attendu comme une forme de messie, sorti le jour de mon anniversaire (oui, j’ai l’honneur de partager ma date de naissance avec Harry Potter, né le 31 juillet 1980 tout comme moi), la pièce de théâtre mettant en scène notre sorcier préféré fut une minie déception. Trop attendue, il n’en demeure pas moins que la pièce reste poignante, et surtout que le plaisir de retrouver tous nos héros est immense. Revoir chacun, comme de vieux amis, passer une heure ou deux avec eux, se plonger dans une nostalgie délectable. Un vrai plaisir coupable!

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17- Game Of Thrones – Saison 6

On était restés sur une saison 5 un peu molle, où tout traînait… Et puis là, sentant la fin survenir, les scénaristes ont décidé de mettre la forme. Une saison riche, forte, et surtout, disons-le, deux derniers épisodes qui marqueront la série et même LES séries dans leur ensemble. La bataille des bâtards, la puissance du récit, de la mise en scène, la folie de son ensemble, son climax hallucinant de violence, en font l’un des immenses moments de l’année.

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16- L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu

Bon, je voudrais parler longuement de mon amour pour Ken Liu, mais je vais garder ça pour mon tout prochain Booktubing. Bientôt sur le blog et notre chaîne Youtube.

15- 22 a Million de Bon Iver

Bon Iver avait bien traîné à sortir un nouveau disque après son immense chef-d’œuvre intitulé sobrement Bon Iver par Bon Iver (Music & Lyrics by Bon Iver). Mais il était là, ovniesque, plein d’instruments rarement conjugués, plein de vocodeur, plein d’explosions et de mélancolie… Une merveille de tous les instants, un album qui à chaque écoute gagne en puissance…

14- Carol de Todd Haynes

Présenté et récompensé en 2015 à Cannes, le dernier film de Todd Haynes était très attendu et a fini par sortir début 2016. Porté par ses deux comédiennes et la mise en scène parfaite de son réalisateur, cette histoire d’amour interdite est tout simplement bouleversante. Cate Blanchett est immense, terrifiante, romantique, belle, incroyable. En face d’elle, Rooney Mara ajoute de la douceur, quelque chose de fragile qui rend la romance encore plus fuyante, comme impossible…

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13- S’enfuir, récit d’un otage de Guy Delisle

Guy Delisle, après ses « Chroniques » s’était offert une récréation avec ses guides du mauvais père. On le retrouve ici avec un sujet plus âpre, l’histoire vraie de l’enlèvement et la captivité de Christophe André en Tchétchénie en 1997. S’enfuir, c’est un récit de solitude, un homme seul dans une pièce, qui attend… Les scénarios d’évasion, les histoires pour tuer le temps, les moments de délire, les rencontres brèves avec ses ravisseurs et les autres… Jamais on n’arrive à lâcher le texte, terrifiés pour lui et partageant ses doutes, sa rage de s’en sortir, de ne rien lâcher.

12- Inside

Inside est un récit court. Un jeu qui ne dure que quelques 2 heures, pendant lesquelles il s’agira de permettre l’évasion d’un enfant dans un enfer totalitaire parfaitement gris. Si j’emploie le mot « enfer », c’est réellement à juste titre. Rien ne saurait mieux rendre compte de ce qu’on observe, un univers totalitaire où de nombreux humains font l’objet d’expériences particulièrement sordides, ce qui rend cette évasion plus forte, plus importante. Multipliant les puzzles à résoudre et les moments de courses haletantes, Inside est une œuvre incontournable, que vous y jouiez ou que vous ayez la chance de simplement voir une partie en spectateur…

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11- Premier Contact de Denis Villeneuve

J’ai toujours été attiré par la mise en scène très impressionnante de Denis Villeneuve, sans pour autant parvenir à me passionner totalement pour ses films. Et il faut croire qu’il fallait tomber sur le bon genre. Avec la science-fiction, le cinéaste trouve totalement matière à employer son talent pour magnifier cette histoire de premier contact entre l’homme et une espèce extra-terrestre. Une fresque intense en émotion et en suspense, un vrai grand film de cinéma. Et quelle fin !

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10- Last Man – la série animée

Allez, j’avais adoré la BD, la série n’a fait que me la faire aimer plus encore. Scénarisé par l’un des auteurs, Balak et mis en scène par Jérémie Périn, Last Man a connu une production difficile. Victime de soucis de financement au beau milieu de sa production, la série a existé grâce aux dons de nombreux fans (3370) qui ont permis à la série d’aller au bout de ses 26 épisodes. Diffusés cette année sur France 4, Last Man relève de l’ovni animé: dialogues géniaux, scénario riche à foison, une animation nerveuse et musique tout simplement parfaite… Last Man c’était un immanquable de 2016, et pas seulement pour les amateurs de la BD. Et à la fin de la série, quel plaisir de relire les premiers volumes et de comprendre plein de détails, plein de choses qui apparaissent soudain sous un autre jour.

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9- The End Of The World Running Club d’Adrian J. Walker

Bon, j’ai déjà tout dit là ! Alors lisez-le !

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8- La légèreté de Catherine Meurisse

BD de l’année, haut la main ! En retard pour la conférence de rédaction du 7 janvier à Charlie Hebdo, Catherine Meurisse survit à l’attentat meurtrier. La légèreté est le récit d’un retour à la vie. Du tourment médiatique au traumatisme intime, de Cabourg à la Villa Medicis à Rome, l’auteure nous raconte une année faite de plein de moments inédits, parfois improbables, le tout sur un ton unique, des planches magnifiques. On est saisi par l’émotion, par ce que tout ça nous dit sur nos raisons de vivre, de lutter. Un vrai chef d’œuvre !

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7- Junk de M83

M83 est devenu mondialement connu via le tube Midnight City, titre si entendu partout, repris à toutes les sauces, tant qu’on n’en pouvait plus… Et puis arrive Junk, véritable patchwork de chansons diverses et variées de tous les genres possibles… De l’électro « Do it, Try it » à la bluette « Atlantique Sud », on trouve de tout dans Junk qui à force d’écoute révèle, au-delà de son aspect « easy-listening », une vraie profondeur. A noter que la présence de la chanteuse Mai Lan sur presque toutes les pistes est un vrai bonus et que son album à elle, prévu cette année, est très attendu.

6- A Moon Shaped Pool de Radiohead

Radiohead est l’un des phœnix de la musique. On pense toujours que leur meilleur est derrière nous, et ils parviennent à revenir et balancer un album qui écrase de son génie la concurrence. Dès la première écoute, on saisit toute la puissance du disque, l’ampleur folle du disque. Encore un chef-d’œuvre pour un groupe déjà dans l’histoire.

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5- Ma vie de Courgette de Claude Barras

On rentre dans le TOP 5. Ma vie de courgette, c’est la perle de l’année, inattendue, parfaite. Sur un scénario de Céline Sciamma (Tomboy, Bandes de filles) d’après le roman de Gilles Paris, Ma vie de courgette est une œuvre minimaliste d’une tendresse unique, terriblement touchante… L’histoire de Courgette, mais aussi de Camille, Simon, Jujube, Ahmed et les autres compte parmi les précieux moments de 2016. Un havre de paix, en somme, le tout animé dans un Stop-Motion qui fourmille d’idées.

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4- Elle de Paul Verhoeven

2016 dans la douceur, puis 2016 dans la violence. Elle signe le retour de l’un des plus grands cinéastes en activité qu’on croyait disparu, l’immense Paul Verhoeven. En adaptant « Oh » de Philippe Djian, le réalisateur danois trouve un sujet à sa mesure et offre à Isabelle Huppert un rôle immense. « Elle » est un film indescriptible, où l’on ne sait jamais si l’on doit rire ou être terrifié, sur quel pied danser… Tout dans ce film fleure un esprit provocateur, un défi au spectateur, une envie de le malmener sans jamais en faire trop (ou alors dans le bon sens). Film de l’année, incontestablement.

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3-Blackstar de David Bowie

J’en ai parlé dans le « Louise et Michel » de décembre, Blackstar est le disque de l’année. Reconnu comme tel par de nombreuses critiques, ce disque a une destinée inédite puisqu’il est sorti la veille de l’annonce du décès du chanteur. Cette mort, douloureuse pour les fans (dont je suis), trouva dans cet ultime disque un écho foudroyant. Bowie, malade depuis longtemps, savait, et a composé Blackstar en conséquence.Et ça se ressent. Et c’est cet effet crépusculaire qui rend le disque si puissant, si fort.

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2-Stranger Things

J’en ai déjà parlé là… Tout est dit, série de l’année!

1-Dark Souls 3 (et tout From Software)

Presque de 200 heures de jeu. Voilà ce que m’a coûtée mon addiction aux jeux de From Software. Bloodborne tout d’abord et sa ville tentaculaire, ses morts qui reviennent inlassablement, son récit gothique, sombre à souhait. Puis on passe à Dark Souls 2, qui fut un véritable casse-tête, un défi d’acharné… Et enfin Dark Souls 3 et ses décors gigantesques, ses ennemis grands comme des immeubles, son souffle épique démesuré… et son minimum de 80 heures de jeu pour apprécier pleinement. Mais le pire, c’est le challenge pour les nerfs, comme si le jeu nous soufflait « je te défie de tenir, d’endurer ça, de survivre à tout ça ». Chaque victoire sur le jeu n’en est que plus exaltante, et l’envie de raconter son exploit, de partager plus forte. J’ai survécu à Dark Souls 3, et j’en suis assez fier!

Voilà donc, un très long post pour une belle année 2016… Je laisse la place aux autres qui ont eux aussi de belles choses de l’année écoulée à partager.

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