Louise & Michel, les noces de bois …

Photo du discours de Blandine

Ouh là … on a quand même pris un méchant coup de vieux … surtout moi.

31 mars 2016 (en gros).

Il y a 5 ans on ouvrait une nouvelle bibliothèque à Paris, dans le XXe arrondissement. Cette bibliothèque c’est Louise Michel. 5 ans c’est un bon bout de chemin et c’est l’occasion pour moi de me souvenir …

Lights…Camera…Revolution !

NDLR : les afficionados auront reconnu sans peine le titre d’un album des Suicidal Tendencies. Les autres devraient mettre un peu de crossover dans leurs vies ternes.

Le 31 mars 2011, c’est un matin comme les autres. Il fait beau, mais un peu frisquet. J’arrive vers 8h parce que quand même la pression est là et qu’il reste des trucs à ranger/planquer avant l’inauguration officielle.

Et c’était vraiment super officiel : le maire de Paris de l’époque, Bertrand Delanoë, la maire du XXe, Frédérique Calandra, les adjoints à la culture, les Directeurs, les Directrices, les gardes du corps, les gars de la logistique qui sont venus avec la sono et le pupitre. Et puis une gigantesque photo de Louise couverte pudiquement d’un drap qui dans mes souvenirs de daltonien devait avoir une couleur pourpre (oui je sais).

Je me souviens courir partout, beurrer des toasts, filmer autant que je pouvais pour garder en mémoire ce qui se passait (et il y a des dossiers, croyez-moi), je me souviens d’Élise à qui Bertrand Delanoë a dit bonjour au moins cinq fois comme si c’était la première.

Je me souviens de l’ambiance chaleureuse et bon enfant face aux merdouilles qu’un jour comme celui-là entraine fatalement (la maire du XXe coincée dans la circulation au moment de son discours, et Julien Bargeton, son adjoint à la culture à l’époque, qui meuble devant un parterre rigolard, et le champagne qui n’arrive pas).

Je me souviens avoir fait jouer à la Wii mes N+23 et N+24 qui faisaient des vannes comme « Oh oui un jeu de boxe, comme ça on va faire votre évaluation de cette année. » Malaise. Mais rires.

Je me souviens de Blandine, la directrice de l’époque, et de son discours ému, elle qui avait traversé les années de préfiguration et toutes les galères avec la dignité d’une Élisabeth II (et parfois le verbe d’un charretier colérique), remerciant son équipe passée et présente pour l’avoir épaulée dans toutes les circonvolutions d’un projet un peu fou (c’est la photo en haut… et oui j’avais un t-shirt de pirate).

Je me souviens de ma première interview par un journaliste de Métro, parlant du projet, du 3e lieu, de la vocation sociale des bibliothèques … pendant bien 30 minutes, pour un résultat somme toute mitigé (comme quoi on n’apprend jamais).

Nothing Else Matters

NDLR : les afficionados auront reconnu sans peine le titre d’un single de Metallica. Les autres devraient mettre un peu de crossover dans leurs vies ternes.

Je me souviens de la tension qui retombe à 13h avec la véritable ouverture au public. Les premières personnes qui sont entrées, accueillies par une douzaine de bibliothécaires (on n’avait même pas fait de planning pour cette première journée, on était tous là tout le temps). Les premiers retours. Les premiers cadeaux de ceux que nous considérions déjà comme des voisins plutôt que comme des usagers (une jolie plante qui a rendu l’âme récemment).

Je me souviens de la première fermeture. Fourbu. La grosse claque de la première fréquentation, l’ambiance sonore si vivante et que nous ne pouvions qu’imaginer jusqu’alors. Le bordel sidéral qui régnait dans les rayons. Et la machine qui se mettait en route pour de vrai : les animations à prévoir, les rendez-vous avec les partenaires du quartier, les bouquins à acheter …

Je me souviens de tous les ajustements du quotidien en regard de ce que nous avions prévu (et pourtant on avait eu du temps pour prévoir). Des réunions interminables pour définir l’usage du local poussette, la fréquence de telle animation ou la régularité dans le rangement (bon tout n’est pas encore tranché, mais on avance).

Et puis à un moment tout s’est mis à s’accélérer. Mais je vous raconterai tout ça une autre fois …

 

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Une réflexion au sujet de « Louise & Michel, les noces de bois … »

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