U4 : le virus MADE IN FRANCE

104534829« Cela fait dix jours que le filovirus méningé U4 (pour « Utrecht », la ville des Pays-Bas où il est apparu, et « 4ème » génération) accomplit ses ravages. D’une virulence foudroyante, il tue quasiment sans exception, en quarante heures, ceux qu’il infecte : état fébrile, migraines, asthénie, paralysies, suivies d’hémorragies brutales, toujours mortelles. Le virus s’est propagé dans toute l’Europe, Berlin, Lyon, Milan… Des quartiers, des villes, des zones urbaines entières ont été mises successivement en quarantaine pour tenter de contenir l’épidémie. En vain. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. La nourriture et l’eau potable commencent à manquer. Internet est instable. L’électricité et les réseaux de communication menacent de s’éteindre. » (extrait de U4, « Préambule : 1er novembre »).

Ainsi commence chaque roman de la série U4. C’est l’histoire folle de deux quatuors, un fictif et l’autre bien réel. A l’origine du projet, l’on retrouve quatre auteurs de fiction jeunesse : Vincent Villeminot, Florence Hinckel, Yves Grevet et Carole Trébor, qui ont décidé de s’associer pour écrire une dystopie française à quatre voix. De leurs deux ans et demi de travail est né U4 ou le récit singulier de quatre âmes qui se croiseront lors d’une quête pour un espoir ultime : remonter le temps avant la catastrophe. Chaque roman suit le parcours d’un personnage, deux filles et deux garçons : Stéphane, Yannis, Koridwen et Jules. Les romans ne se suivent pas, l’action se déroule durant le même laps de temps, du 1er novembre au 24 décembre, date butoir d’un rendez-vous à l’enjeu important. Ainsi, les romans peuvent être lus dans n’importe quel ordre et indépendamment les uns des autres.

(c) 20 minutes

(C) 20MINUTES – de gauche à droite : Carole Trévor, Yves Grevet, Florence Hinckel et Vincent Villeminot

Au début de l’aventure U4, les personnages sont seuls, éparpillés aux quatre coins d’une France ravagée par le virus hollandais. A Paris, Lyon, Marseille et Morlaix, les adolescents doivent apprendre à survivre par leurs propres moyens, sans eau potable, sans électricité, ni moyen de communication. Si une pseudo-organisation prend forme dans les grandes villes, grâce aux survivants les plus âgés, c’est l’anarchie qui règne dans les rues avec pillages, rixes, meurtres, viols… A ce quotidien très difficile vient se mêler l’intervention de l’autorité militaire qui cherche à contrôler les survivants. Dès les premiers chapitres, les questions se multiplient et les péripéties se succèdent à un rythme soutenu.

U4 est une course contre la montre, contre la vie et la mort aussi. Mais ce qui rend le récit d’autant plus attrayant, c’est la rencontre de ses quatre protagonistes, dont les routes se croisent et se décroisent au fil du récit. Dans ce projet audacieux réside sans aucun doute la grande force des romans, celle de dialoguer entre eux et de se répondre sans jamais bousculer l’écriture ou la temporalité de chacun. U4 sait également susciter la curiosité, car les personnages ne connaissent pas la même fin, ni ne font les mêmes choix. Alors pour trouver une fin tout à fait satisfaisante, il vous faudra sans doute lire l’intégralité des 4 romans. Cela tombe bien, ils sont tous disponibles à la bibliothèque !

N’hésitez pas à les emprunter et à réserver les autres ! Je vous promets une lecture addictive dès 12-13 ans.

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Une réflexion au sujet de « U4 : le virus MADE IN FRANCE »

  1. Série lue pendant cette période de fêtes, par toute la famille : parents, jeunes ados et ado. Elle a alimenté bien des discussions, suscité bien des commentaires, allant de l’enthousiasme à du plus mitigé (certains thèmes rebattus, quelques incohérences, des raccourcis trop faciles…).
    Mais elle restera pour moi (la maman !), une belle découverte et un beau moment partagé par la famille réunie, ce qui est de plus en plus rare quand les enfants grandissent !
    Une seule suggestion : je pense qu’il vaut mieux terminer par « Koridwen », qui, mais cela n’engage que moi, relance astucieusement l’histoire vers une fin plus ouverte et inattendue…

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