Rôlisme à chignon : du jeu de rôle en bibliothèque

Canard JDRPremier article de blog consacré au jeu de rôle (après les grandes vagues de désinformation qu’a subi celui-ci) … Mais qu’entend-on par le terme « jeu de rôle », puisque à priori, Il ne s’agirait en fait pas d’une secte de jeunes adultes barbus – probablement drogués et / ou d’une hygiène douteuse – qui se réuniraient dans des caves pour se livrer à des messes noires, pratiquer la sorcellerie ou se cacher du soleil !

Le jeu de rôle donc. Faisons simple, allons voir du côté de l’ami Wikipédia. « Un jeu de rôle est une technique ou activité, par laquelle une personne interprète le rôle d’un personnage (réel ou imaginaire) dans un environnement fictif. Le participant agit à travers ce rôle par des actions physiques, par des actions narratives (dialogues improvisés, descriptions) ou par des prises de décision sur le développement du personnage. »

Qui l’eut cru… Faire du jeu de rôle, ce serait donc… Jouer un rôle ?! Il existe certes des descriptions bien plus scientifiques de la chose, mais en somme… Oui. Ce qui implique que nous avons d’ailleurs tous été rôlistes à un moment ou à un autre de notre vie, quand à 7 ans nous jouions aux cowboys et aux indiens, ou au papa et à la maman, à la seule différence qu’un pistolet en plastique ou une dinette remplaçait alors une feuille de papier et un dé. (Objet tout de même bien plus simple à lancer à travers le salon, nous en conviendrons).

JDR blogEt le jeu de rôle à l’âge adulte donc ? Il n’a en effet plus grand chose à voir avec des jeux d’enfants, même si l’idée fondamentale reste la même. Incarner, au moyen de son esprit et d’un support (des règles, donc, qui peuvent être plus ou moins denses) des personnages dans une grande aventure. Qu’il s’agisse de pourfendre du dragon, de mener des enquêtes dans un Londres des années 1800 ou de faire face à tout ce que Lovecraft a pondu d’horreurs les plus indicibles, le jeu de rôle est multiforme et s’appréhende d’autant de manières différentes qu’il existe de portes vers l’imaginaire. A noter aussi que nous parlons ici strictement du jeu de rôle autour d’une table, mais qu’il existe des variations visant à plus de réalisme comme le GN par exemple.

A quoi ceci peut bien ressembler ? Une vidéo pour illustrer ce que ça peut donner, grâce à Stéphane Sabourin, usager de la bibliothèque, qui nous fait le plaisir d’animer des sessions de jeu de rôle chez nous de temps en temps, et qui a bien voulu prendre de son temps pour faire jouer une partie de « Sombre » à vos bibliothécaires préférés.

Et dans une bibliothèque, donc ?

Eh bien… A peu près tout pareil, en fait. (Et oui, de là à avancer le fait que les bibliothèques n’auraient donc pas vocation à être des hangars poussiéreux il n’y a qu’un pas, Ô tristesse, Ô drame.)

Nous avons fait principalement deux expériences :

La première, une grande soirée de jeu en partenariat avec un éditeur (Les Forges de Vulcain) et des auteurs de jeu de rôle enthousiastes à l’idée de présenter et faire jouer leurs jeux à des néophytes. Ce fut une soixantaine de personnes qui se réunirent ce soir-là, aussi bien joueurs confirmés (l’information ayant été relayée sur les réseaux de rôlistes), qu’usagers de la bibliothèques et curieux de passages – et bibliothécaires Ludophages, évidemment.

La soirée s’est organisée en deux temps : Premièrement un temps de parole et de présentation des auteurs et de leurs jeux, d’environ une heure, puis un temps de jeu d’à peu près deux heures. De l’avis général – et absolument objectif – ce fut un grand succès. Quelques clés avec du recul sur ce qui a été facteur de réussite chez nous.

  • Un public mixte, comprenant aussi bien joueurs confirmés que néophytes
  • Un vrai temps important dédié au jeu : Se contenter de parler de jeu et de théorie du jeu pendant 3 heures est à peu près aussi intéressant et pertinent que d’expliquer à quelqu’un la pluie en lui faisant compter des gouttes d’eau.
  • Plusieurs jeux proposés, tous permettant des parties assez courtes (1h max) laissant ainsi le temps d’en découvrir au moins deux.
  • Des bonbons. Et des sodas. Beaucoup de bonbons et de sodas.

La deuxième expérience s’inscrit plus dans la durée : un usager (que vous avez eu le plaisir de découvrir dans la vidéo ci-dessus) vient animer à la bibliothèques des sessions de jeu de rôle à destination des enfants, avec un rendez-vous mensuel le premier mercredi du mois sur des temps courts (1h30 environ) et des « Happenings » spontanés quand il est disponible pour des périodes plus longues (2h30-3h), et qui ont notamment eu lieu dans le cadre d’une semaine du jeu que nous avions organisé à la bibliothèque.

A ce jour il y a eu trois essais, avec à chaque fois des enfants à moitié extatiques qui peuvent raconter par le menu comment ils ont débité le grand monstre marin en petits morceaux, ou la manière dont ils ont élaboré un plan génial de manière à ce que Iron Man fasse tomber Hulk sur le grand méchant après l’avoir emmené jusqu’à la stratosphère…

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Une réflexion au sujet de « Rôlisme à chignon : du jeu de rôle en bibliothèque »

  1. Ping : n°4 – janvier 2016 | Louise & Michel

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