Louise sans Louise

C’était bien dur de partir après deux mois super : maintenant c’est rapport de stage (Youpiiii) pour moi, loin de l’effervescence de la capitale.
Les rapports de stage c’est horrible, c’est très pénible mais ce n’est pas inutile. C’est le moment pour se poser et vraiment se rendre compte de tout ce que l’on a appris, de ce qu’on aurait aimer faire mieux, plus, ou autrement, de ce qu’on voudrait faire ensuite et ce que l’on ne veut pas.

P1110947Je suis étudiante et voudrais être bibliothécaire. Pendant ma formation j’ai toujours été amenée à m’interroger sur l’avenir des bibliothèques : comment s’adapter aux nouvelles pratiques (le numérique, Internet tout ça quoi) ? Comment répondre aux nouveaux besoins ? Quel modèle mettre en place et comment ?
Dans ce cadre, le concept de troisième lieu m’avait beaucoup intéressée. Le troisième lieu est très bien résumé dans cet article de Bibliomancienne : ici . Et c’est pourquoi j’ai fait un stage à la bibliothèque Louise Michel ! Arrivée comme (presque) novice en bibliothèques voilà que j’en ressors avec plein de nouvelles choses en tête.

Avoir travaillé dans cette bibliothèque m’a convaincue que penser différemment le modèle des bibliothèques aujourd’hui ce n’est pas facile mais c’est peut-être plus réalisable que j’imaginais avant de venir.
Alors même qu’aujourd’hui le nombre de lecteurs en France diminue et, avec, le nombre d’inscrits en bibliothèque, que les municipalités voient leurs budgets diminués et que les répercussions sont dures, il y a beaucoup de choses à mettre en place et à construire qui sont à portée de main. Mais qu’est-ce qui est à portée de main, qui ne demande pas trop de sous, pas trop de temps ? … Bah oui les usagers !! A Louise Michel par exemple, il y a le ciné des habitants, des discussions en allemand, de l’aide aux devoirs, du tricot (et d’autres choses aussi), tout ça pour et par des usagers de la bibliothèque. Pas mal je trouve 🙂

Cela m’a aussi convaincue de l’importance de l’adéquation entre ce que l’on fait, pourquoi on le fait et comment on le fait. Je vous laisse imaginer la forme d’une réunion sur la participation des usagers…

Enfin, ce stage m’a convaincue de l’importance du café au travail, de l’importance du travail des stagiaires, l’importance d’écouter des musiques débiles, l’importance de pas arriver en retard, de l’importance des livres en bibliothèque (c’est une blague), l’importance d’organiser les pots de départs 3 semaines à l’avance (minimum), l’importance des différences d’opinions, l’importance des faire des choses inutiles, et bien sûr l’importance des bibliothèques publiques !!

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2 réflexions au sujet de « Louise sans Louise »

  1. Bon travail Louise ! si vous avez besoin d’un peu d’aide et de conseil, n’hésitez pas je ferai ce que je pourrai dans la mesure de mes dispo, en ce moment c’est un peu lourd ! et dans la limite dite deontologique !

    Aimé par 1 personne

    • C’est très gentil, mais à part du temps en plus, je ne vois pas de quoi j’ai besoin pour le moment. Merci !
      A bientôt 🙂

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