Et si on était tous des écureuils…

… à la recherche de la plus belle noisette ?

Louna-16

Un petit goût de noisette – Vanyda

Ce petit goût de noisette qu’on recherche tous, que Camille Anseaume appelle « l’odeur du poulet rôti », c’est ce quelque chose d’imperceptible si difficile à mettre en mots. Peut-être l’idée des petits bonheurs simples de la vie, ceux qu’on met si longtemps à identifier parce qu’ils nous paraissent acquis ?

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Un petit goût de noisettes – Vanyda

Vanyda, que vous connaissez si vous avez lu les histoires de Valentine, revient donc avec Un petit goût de noisette, un autre roman graphique qui présente des histoires croisées, laissant ses personnages, de jeunes adultes en proie aux doutes ou au désir, faire l’apprentissage de l’amour.
Des chapitres courts, des codes couleur pour chacun des personnages: Vanyda propose une lecture sensible et intéressante de ces petits moments « de traverse ». Quand une pré-ado est amoureuse du grand de Terminale, pas dupe pour autant… Quand un flirt a démarré avec cette fille, rencontrée hier, qui cesse pourtant de répondre aux messages après le mauvais choix de mots…

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Un petit goût de noisettes – Vanyda

L’autre roman graphique, tout aussi séduisant, mais avec une plume et une patte bien différentes, est signé Fumio Obata, auteur japonais très prometteur.

Un thé pour Yumiko – Fumio Obata

Un thé pour Yumiko est une petite perle de subtilité, tout en aquarelles et en ellipses, ce qui n’empêche en rien la compréhension du récit. C’est même là l’une des plus grandes qualités de ce roman graphique : faire passer les messages en douceur, interroger les thèmes de la filiation, de l’identité, et de nos choix de vie sans alourdir la réflexion.
L’histoire se déroule sur un laps de temps assez court, où l’on suit Yumiko, jeune femme japonaise qui vit à Londres depuis 10 ans. Comptant ces années passées loin du Japon (loin de son père ?), Yumiko devra pourtant y retourner pour un évènement familial qui fera  resurgir souvenirs et nouvelles perspectives.

Outre la beauté des aquarelles, l’auteur a eu la bonne idée de se servir des codes du théâtre Nô, où les comédiens portent des masques et semblent figés dans une émotion, à l’image de Yumiko qui aura bien du mal à exprimer quelque chose qui la ronge depuis tant d’années…

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Retrouvez Un thé pour Yumiko et Un petit goût de noisette dans votre bibliothèque préférée !

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