Faillir être flingué

en plein cœur, par le dernier livre de Céline Minard, bang, bang !

flingue cowboy

Il y a des livres que je garde longtemps sur ma table de nuit (∗) , parce que ce n’est pas le moment, parce qu’il y a les livres de la rentrée littéraire à lire… Je le regarde en coin, je lis quelques pages à la dérobée et me promets d’y revenir dès que possible. Bref, le rendez-vous s’est fait attendre avec Céline Minard mais les retrouvailles furent électriques pour finir littéralement flinguée par ces 336 pages de pur western !

(∗) celle d’un bibliothécaire ou d’un libraire ressemble à un totem indien pouvant atteindre plusieurs mètres de haut !

faillir flinguéeComment vous résumer ce livre ? Ce n’est pas facile tant le récit foisonne de personnages et d’aventures. On est dans l’espace américain, plus précisément dans l’ouest encore sauvage, au temps des pionniers. Des hommes errent dans les grandes plaines, souvent seuls, à cheval ou à pied mais souvent à cheval, à la recherche d’une nouvelle vie, d’un eldorado. Leur point commun : ils n’ont plus rien à perdre ! Chaque jour est un jour de gagné, prêts à « flinguer » ou se faire « flinguer » pour une paire de bottes. Céline Minard nous immerge totalement dans la mythologie fondatrice des Etats-Unis : des chariots brinquebalants, des cow-boys et des indiens, des scalps et des coiffes de plumes perlées magnifiques, des rapaces et des lynxs (mais ici c’est normal), des brigands, un saloon, des jupons au balcon dans le saloon, beaucoup de flingues, beaucoup de whisky, une indienne chamane, des calumets, du trafic, des chinois tout droit sortis d’un album de Lucky Luke, pas d’enfants … Bref, notre imaginaire carbure à plein régime !

L’auteur n’en est pas à son premier coup d’essai, Faillir être flingué est son 7ème roman, pour lequel elle a reçu le prix Livre Inter 2013. Passant d’un style à l’autre, du post-apocalyptique (Le dernier monde, 2007) au récit testamentaire (So long Luise, 2011), rien n’effraie Céline Minard. Son talent réside dans les risques pris, la vivacité de son écriture, beaucoup d’humour et une maîtrise parfaite du récit narratif selon ses admirateurs. Pour avoir eu beaucoup de mal à quitter le saloon de Sally et ses acolytes, je reste dans le Far West avec le livre d’Eric Vuillard, Tristesse de la terre, dont je vous dirai des nouvelles sur ce blog ou un samedi matin au Café de Louise – et nous vous recommandons toujours la lecture de Homesman, de Glendon Swarthout que vous pouvez retrouvez ici.

Bonne lecture et n’hésitez plus à venir déguiser en cow-boy ou en indien à la bibliothèque ! (Poney accepté exceptionnellement dans le garage à poussettes.)

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